
AT(h)OME
Je m'intéresse moins à ce que l'imaginaire représente qu'à ce qu'il rend possible.
Depuis plusieurs années, cette question traverse mon travail d'écriture. Elle s'est déplacée de livre en livre, sans jamais tout à fait prendre la même forme. Elle m'a conduite vers les paysages, les autres vivants, les seuils, les livres, les gestes de l'hospitalité, les déplacements, les formes fragiles de coexistence.
Aujourd'hui, elle porte un nom : AT(h)OME.
Le projet est né d'une expérience du Sans Domicile Stable (SDS). Mais très vite, le sujet n'a plus été seulement celui d'un logement perdu ou d'un chez-soi précaire. Une autre question s'est imposée :
Qu'est-ce que veut dire habiter ?
Habiter un lieu. Une langue. Un livre. Un corps. Une mémoire. Un territoire.
Habiter avec.
Habiter malgré.
Et peut-être découvrir que certains lieux, certains textes, certaines rencontres nous deviennent habitables au moment même où ils nous transforment.
AT(h)OME rassemble des formes très différentes : écriture, marche, lectures, créations sonores, arts plastiques, rencontres, invitations adressées à d'autres auteurs et artistes. Je ne les considère pas comme les déclinaisons d'un projet, mais comme autant de façons d'approcher une même question.
Depuis septembre 2026, cette recherche est accueillie en résidence d'auteur au Parc départemental du Sausset, en Seine-Saint-Denis.
Le Journal d'AT(h)OME en sera l'un des lieux de partage. J'y publierai des fragments, des notes de terrain, des textes, des rencontres, des lectures, des hésitations parfois aussi. Non pour raconter un projet une fois achevé, mais pour donner à voir une recherche qui s'écrit au présent.
